L’EXPLOITATION D’INFRASTRUCTURES HYDRO-ÉLECTRIQUE EN AFRIQUE RESTE TRÈS FAIBLE SEULEMENT 11% PAR RAPPORT A SON POTENTIEL !
L’hydroélectrique en Afrique, bien qu’il s’agisse d’une ressource renouvelable essentielle, le continent exploite actuellement moins de 11 % de son potentiel technique estimé à 600 GW.
La production d’électricité et raccordement au réseau national (Infographie). L’hydroélectricité représente environ 20 % de la production totale d’électricité en Afrique, avec une capacité conventionnelle installée de plus de 47 GW.
La capacité est principalement concentrée dans des mégaprojets situés en Afrique de l’Est et australe. Les cinq plus grandes installations opérationnelles du continent comprennent :
-Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) (Éthiopie) : 5 150 MW
-Barrage hydroélectrique Julius Nyerere (Tanzanie) : 2,115 MW
-Haut barrage d'Assouan (Egypte) : 2 100 MW
-Barrage de Cahora Bassa (Mozambique) : 2 070 MW
-Barrage Gibe III (#Éthiopie) : 1 870 MW
La connexion au réseau national varie considérablement selon les régions. Dans plusieurs pays subsahariens (comme le Cameroun, la République Démocratique du Congo, l'Éthiopie, le Mozambique, la Namibie et la Zambie), l'hydroélectricité représente plus de 90 % de la production nationale totale d'électricité.
Cependant, en raison des vastes distances géographiques, du manque de lignes de distribution locales et de la dépendance à des infrastructures obsolètes, les pertes de transport et de distribution restent importantes.
Pour stabiliser les réseaux locaux, atténuer les baisses de puissance liées à la sécheresse et partager l'énergie excédentaire, les pays développent rapidement des interconnexions régionales, également appelées groupements électriques :
-Groupement électrique d'Afrique australe (SAPP)
-Groupement électrique d'Afrique de l'Est (EAPP)
-Groupement électrique d'Afrique de l'Ouest (WAPP)
Ces groupements permettent aux pays d'échanger leur surplus d'hydroélectricité à l'échelle internationale, optimisant ainsi la fiabilité du réseau même lors des variations saisonnières des précipitations et du débit de l'eau.
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